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Yamina Berrabah

Je m’appelle Yamina Berrabah, j’ai 47 ans, le bonheur et l'insigne honneur d’être algérienne. Ce grand pays, si sauvage, si beau, que j’aime de tout mon coeur, de toutes mes forces. Au point d'avoir consigné mes merveilleux souvenirs, bien que parfois douloureux, dans un roman autobiographique intitulé « Algériennes à perpétuité » qui vient de paraître aux éditions L'Harmattan.

J'y raconte mes longues années d'enfermement ainsi que celles de ma mère, tout là-bas dans un joli village du bord de mer, Aïn-El-Turck, sous le joug d'un père, officier de marine, pour lequel le mot affection fut toujours banni de notre vocabulaire. Ce bédouin farouche, fier au-delà de tout entendement, aux yeux de braise et cheveux noir bleuté, pétri sans pitié par son Sahara natal, n'en fut pas moins un grand sentimental qui fredonnait comme personne les chansons de Frank Sinatra.

J'y raconte également ma terrible grand-mère Bakhta au coeur si dur, la tante Halima, conteuse-née, tatouée telle une Apache, l'oncle Bahos aux grands yeux clairs, si respectueux des coutumes, qui n'en fréquenta pas moins assidûment les bordels. J'y raconte mes oncles Boujemâ et Lakhdar (alias Khidour) qui passèrent leur temps à voler le pauvre monde entre deux prières sur leur tapis, Largo le pêcheur marocain, les frères Soriano qui bâtirent leur fortune sur la cochonaille. Et tant d'autres personnages hauts en couleur !

Je vous laisse apprécier quelques extraits de ce roman que vous pouvez vous procurer dans n'importe quelle librairie de votre choix ou directement sur le site L'Harmattan http://www.editions-harmattan.fr

Ma tante Halima
Un médecin français
Beuverie
Un boulanger kabyle
Cris et hurlements
La cousine Kheira
Le tombeur de ces dames
L'ami de mon père
Kuider
Le cinéma d'Oran
Les ventouses

"A la vérité une sorte de malédiction semble peser sur notre pays. L'Algérie n'a pas de chance. Elle n'en a jamais eu. Les choses les plus simples se compliquent à dessein et deviennent, par la malignité des hommes, des problèmes insolubles".
(Ferhat Abbas)


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