Oran
"El Bahia"..

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Le Café des Souvenirs forum n°1 - Forum 2

 


Population : 1.213.839 habitants

Communes d'Oran : 26 (code wilaya : 31)

Ain Biya, Ain Kerma, Ain Turk, Arzew, Ben Freha, Bethioua, Bir El Djir, Boufatis, Bousfer, Boutlelis, El Ançar, El Braya, El Karma, Es Senia, Gdyel, Hassi Ben Okba, Hassi Bounif, Hassi Mefsoukh, Marsat El Hadjadj, Mers El Kébir, Misserghin, Oran, Oued Tlelat, Sidi Ben Yabka, Sidi Chami, Tafraoui

La ville d’Oran "la radieuse" (el Bahia) est une ville méditerranéenne, elle se situe à 432 Kms à L'Ouest d'Alger, elle est Limité au Nord par la méditerranée, à l’Ouest par Ain-témouchent, au sud par Sidi-bel-abbès et Mascara, et a l’Est par Mostaganem.
Le nombre d’habitants est de 1 213 839 sur une superficie de 2 114 Km².
Oran est située au fond d'une baie ouverte au nord et dominée directement à l'ouest par la montagne de l'Aïdour. L'agglomération s'étage de part et d'autre du profond ravin de l'oued Rhi, maintenant recouvert.
Oran est un pôle industriel (Zone industriel d'Arzew, de Hassi Ameur etc...) et ville universitaire (Université d'Oran, université des sciences de la technologie, Faculté de Médecine, etc.).
Son nom signifie les deux lions (wahran) en berbère. Il se réfère aux lions qui vivaient un certain temps à la montagne des lions situéeà quelques kilomètres de la ville.

Histoire
Oran a été fondée au Xe siècle par des marchands andalous-maures. Elle a été occupée par les Espagnols en 1509. De 1708 à 1732 et de 1791à 1831, la ville était possession de la Sublime Porte (Empire Ottoman).
En 1831, la ville comme le reste du pays devint colonie française. La ville a été préfecture du département d'Oran qui occupait tout l'ouest.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1940 (3 juillet), la flotte française du gouvernement de Vichy basée à Mers-el-Kébir, fut bombardée par la flotte anglaise, venant de Gibraltar (1000 morts). Le 8 novembre 1942, c'est au tour des anglo-américains de débarquer, prélude au débarquement en Italie.

Tourisme
Pour y séjourner agréablement, vous trouverez à Oran plusieurs hôtels très confortables et de nombreux restaurants servant des spécialités algériennes.
Les touristes pourront fréquenter les cinémas, les centres culturels, le théâtre national, théâtre de verdure, les nights clubs, le musée, l'ancienne ville d'Oran, le quartier de Sidi El Houari, le jardin municipal, Médina Djedida avec ses produits artisanaux, la cathédrale, le Djebel Murdjadjo, et les stations balnéaires voisines.
L'aeroport international d'Es-Senia est à 12 km du centre ville. On peut aussi aller à Oran par des Ferries depuis les ports de Marseille, Sète, Alicante et Almería.

Texte envoyé par Sid-Ahmed merci !

 

Pour la petite Histoire :
Importante station préhistorique du nom d'Ifri (les cavernes). La ville aurait été foundée en 903 par des Marins d'Andalousie sur les territoires des Berbères Azdadja. On n'a pas de preuve qu'Oran ait remplacé un centre romain

Prospère sous les Almohades et les Ziyanides de Tlemcen, son port se partageait le trafic maritime avec Rachgoun et Honaïne.

Oran fut prise le 17 Mai 1509 par l'armée du Cardinal Ximenes, commandée par Pedro Navarro ; la place fut enlevée d'assaut au cri de Santiago y Cisneros : 4000 musulmans furent tués et 8000 emprisonnés, le Cardinal y fit son entrée sur une embarcation magnifique au-dessus de laquelle flottait une banderole brodée de la croix : les mosquées furent converties en églises, des hospices et des couvents fondés, les fortifications rétablies.

Les Espagnols restèrent sur Oran, ils seront maîtres de la ville jusqu'en 1708 ; le bey Mustapha Ben-Youssef, surnommé Bou-Chlarem (l'homme aux grandes moustaches) le fondateur de Mascara s'en empara alors et les Turcs s'y mainèrent pendant 24 ans. Les espagnols revinrent en 1732 pour en sortirent définitivement après le grand tremblement de terre en 1792.

En 1791, à la suite d'un tremblement de terre (2.000 victimes) et des attaques du Bey de Mascara, le roi d'Espagne Charles VI négocia avec le Dey d'Alger la reddition d'Oran. La cité rendue à l'Islam devint la résidence du Bey de l'Ouest.


2ème ville d'Algérie, située en bordure de mer

On pense que le nom 'Wahran' (Oran en arabe) vient du mot "wahr" (lion) et de son duel (deux) Wahran (deux lions). La légende dit qu'à l'époque (vers l'an 900), il y avait encore des lions dans la région. Les deux derniers lions chassés se trouvaient sur la montagne près d'Oran et qui d'ailleurs s'appelle "la montagne des lions".
Il existe, devant la mairie d'Oran, deux grandes statuts symbolisant les deux lions en question.


Les autres "Oran" dans le Monde

 

Cathédrale du Sacré-Coeur : Ouverte depuis 1913


Oran est avant tout la capitale du "Raï". Le Raï a longtemps été considéré comme une musique vulgaire et ne pouvait être écouté en famille comme les autres musiques.
De ses origines le raï garde encore l'âpreté âcre et la chatoyance glauque des bas quartiers d'Oran, de Relizane ou de Sidi Bel Abbès, celui des mauvais garçons et des filles perdues, des déracinés envahisseurs des villes. Le mauvais goût, perce à travers chaque note, chaque intonation, chaque mouvement. On n'y voit que grossièretés de voyous et vilenie.
Aujourd'hui, le Raï a redoré son blason, c'est une musique acceptée, adoptée et mondialement connue. Ces ambassadeurs sont appréciés partout : Khaled, Cheb Mami, Sahraoui & Fadila, Faudel, etc ....


Une des grandes spécialités culinaires à Oran est la Calentica (ou karentika). L'origine du mot vient de l'espagnol Caliente qui veut dire Chaud, introduite par les Espagnols il y a très longtemps. La Calentica est cuite au four et est à faite à base de farine de pois-chiches, eau, oeufs, cumin et huile.

Située au fond d'une ouverture au Nord et dominée à l'Ouest par les Monts de l'Aidour, montagne escarpée et nue que l'on aperçoit de tous les endroits de la ville et qui porte le nom ancien de Fort de Santa Cruz
Le Fort de Santa-Cruz surplombe la ville à près de 400 m de hauteur.
Architecture espagnole du XVI° siècle. Panorama unique sur Mers-El-Kébir, la ville,
les collines du Sahel et la grande Sebkha d'Oran


 

Lors de la terrible épidémie de choléra dans les années 1847, suite à une sécheresse dramatique de plusieurs mois, condamnant les populations d'Oran à des conditions de survie précaires , privation d'eau , de nourriture... ravageant la ville depuis des semaines et emportant la région avec une cruauté sans pareil, Monseigneur l'Evêque d'Oran pris l'initiative de mener en procession la statue de la Vierge suivie par toute la ville juqu'au sommet de la colline d'Oran , nommée Mont de Murdjajdo.

Toute la foule implorait la Sainte Vierge pour la voir ramener la pluie par sa bonté . Suite à cette procession , la pluie se mit à tomber à nouveau et le choléra quitta la ville d'Oran ainsi que la région. En hommage à ces miracles, une chapelle fut construite sur la colline au pied du fort de Santa Cruz..

La colline est appelée communément Santa Cruz , à cause du fort du même nom, bâti par les Espagnols au 15 è siècle pour protéger la ville. Cette chapelle accueillit la Statue de la procession bénéfique , en son sommet. Malheureusement, frappée par la foudre à plusieurs reprises, il fallut abriter la vraie statue ouvragée en bois à l'intérieur et faire installer une copie à l'extérieur. Les vues d'Oran sont souvent présentées sous la protection de Notre Dame de Santa Cruz , patronne de la ville. Chaque année à l'Ascension , les Oranais et leurs voisins ( 10 000 personnes) partaient escalader ces sentiers pour Le pélérinage , certains faisaient le voeu de grimper les sentiers rocailleux sur les genoux et le faisaient en implorant une grâce surtout pendant les guerres. Familles rassemblées par cette marche, enfants emplis de joie, rires, patés de frita, et messe solennelle au sommet constituaient les images les plus colorées et heureuses de l'Année religieuse. L'allégresse de cette journée toujours mémorable trouve un écho formidablement immédiat dans les récits de ses acteurs ! La Statue de Notre Dame de Santa Cruz a été rapatriée avec grand soin à Nîmes où une véritable chapelle fût installée dans une grotte. C'est désormais un lieu de pélérinage qui revêt également une mission de rassemblement fraternel. A noter les plaques nombreuses dédiées à la Sainte Vierge d'Oran pour la remercier de ses miracles, et scellées sur les parois de cette grotte, saisissant le passant.

Catherine (texte recueilli sur le site http://piedsnoirs.org)

 

L'abbé Clément, un père blanc, découvre par hasard, en 1892, dans le verger de l'orphelinat agricole de Misserghin, un gros bourg du Sud Oranais, un arbre étrange. Celui-ci résulte d'une greffe de mandarinier sur un bigaradier, cet oranger indien introduit en Méditerranée via l'Orient arabe. Frère Clément, le père de la clémentine, appellation approuvée dès 1902 par la Société algéroise d'agriculture, n'imagine pas sur le moment le devenir du petit fruit qu'il vient de déguster. La clémentine sera introduite en Corse avec succès par les pieds-noirs.


Un complément d'informations (cliquez sur le lien)

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Jeu, mai 17, 2007 12:25 PM

Mosquée du Pacha :  Construite à la fin du 18ème siècle sous le Bey Mohamed El-Kébir sur ordre de Baba Hassane Pacha d'Alger en mémoire de l'expulsion des Espagnoles

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