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Le chateau de Tonnac

 

I / Les colons en gants jaunes

(Les gants jaunes = aristocrates fuyant la révolution de 1830)

Février 1835
Deux aristocrates marquent les premiers temps de la colonisation agricole en Algérie.

Le baron Vialar et Max de Tonnac, deux aristocrates légitimistes réfugiés en Algérie après la révolution de juillet 1830 pour ne pas avoir à servir le roi Louis Philippe, qu’ils estiment être l’usurpateur ; viennent d’acquérir, après les propriétés de Tixeraïne et de Kouba, les 300 hectares de l’Haouch Khadra.

Recréant des sortes de fiefs en territoire algérien, les deux aristocrates, tels des seigneurs du Moyen âge, recourent à des ouvriers agricoles de la région du Languedoc à des fermiers arabes pour mettre en valeur leurs terres.

Personnage excentrique, Tonnac s’est parfaitement adapté aux us et coutumes de la vie locale : fixé sur ses terres dans une maison fortifiée, il s’habille et vit selon les coutumes indigènes et parle couramment l’arabe. Entretenant de bonnes relations avec ses voisins, il n’hésite pas cependant à lancer des expéditions punitives pour asseoir son prestige.

De son coté, Vialar, dont la sœur Émilie, entrée en religion, était supérieure de l’Ordre de Saint-Joseph de l’Apparition, fait construire près de Boufarik un dispensaire destiné aux Arabes des plaines de la Mitidja.

 

I I/ Le Chateau

"Le Haouch Khadra (ferme de la verdure), à 2 km du futur village de Rivet (Meftah), fut acheté par le Baron Augustin de Vialar et Max de Tonnac le 17/02/1835. Au printemps de Tonnac vint s’y installer et développer la première ferme de la Mitidja. Ce fut une vraie réussite due à ses qualités exceptionnelles. Il vint s’installer seul, le gouverneur lui avait refusé une escorte de quelques hommes pour l’aider à s’installer ! Son habilité, sa souplesse, sa bienveillance, sa parfaite connaissance de l’arabe, firent rapidement tomber leur hostilité et leur méfiance. A l’intérieur de son «château fort», avec tourelles et bastion, il tenait tête facilement aux maraudeurs et devint le chef et le protecteur. (envoyée par Claudine Cerdan, merci !))


Tous les "gants jaunes" ont quitté l'Algérie au début du XXeme siècle, plus ou moins poussés dehors par la gauche française, qui travaillait main dans la main avec les grandes compagnies capitalistes de colonisation.

Une de ces sociétés réclamait 42.000 hectares pour installer 2.000 colons, c'est à dire 4.000 ha pour les 2.000 colons et 38.000 pour elle. Résultat, les colons servaient d'ouvriers agricoles car ils ne pouvaient pas vivre avec 2 hectares par famille. En vérité Tonnac et Vialar ont acheté leurs terres au gouvernement, et ces terres appartenaient auparavent au beylicat, puis ils ont fait venir des ouvriers agricoles de France pour travailler leur propriétés, car ils ne trouvaient pas de main d'oeuvre localement.

Dernière chose, Vialar et Tonnac (Maximillien de Tonnac de Villeneuve), ont mené la révolte des colons (les agriculteurs) contre les divers régimes qui se succédaient pour réclamer le droit de vote des français en Algérie. En effet ces autorités nommaient des amis à eux dans les conseils municipaux et les conseils généraux. Seule obligation : il devait toujours y avoir un arabe et un juif.

Jean-Pierre Bétoin

 

mai 17, 2004 19:41